Après dix ans de préfiguration, c’est l’heure des concrétisations en vue du papy-boom qui s’annonce. Ainsi, le premier bâtiment de l’Institut de la longévité, porté par l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI), devrait être livré et mis en service au mois de juin.
Dans le plus grand CHU gériatrique d’Europe, cet institut, aménagé dans les anciennes cuisines de l’hôpital d’Ivry, comprendra une animalerie de 50000 rongeurs vieillissants qui permettront de suivre l’impact des années sur le cerveau, les causes de la dégénérescence, les conséquences motrices d’un dysfonctionnement, pour s’orienter, en particulier dans la survenue de chutes, dont on sait qu’elles représentent des accidents fréquents et parfois graves chez la personne âgée. Un outil, donc, pour aider les futures équipes de chercheurs à comprendre les maladies touchant le cerveau, comme Alzheimer ou Parkinson, et faire avancer la recherche.
Développer les technologies du mieux-vivre
« C’est un défi d’importance. Nous sommes dans une situation qui demande des réponses adaptées au vieillissement de la population », confie Jean-Charles Pomerol, président de l’association Pôle allongement de la vie et président de l’université Pierre-et-Marie-Curie. Cette initiative, unique dans le Val-de-Marne, est née au début des années 2000, de la rencontre de partenaires associatifs, scientifiques, institutionnels (l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et Paris-VI), avec le soutien des collectivités locales (les villes d’Ivry, Vitry et le conseil général), décidés à proposer une réponse innovante à l’enjeu de société que constitue le vieillissement de la population.
Toutefois, si le quatrième âge est au cœur d’enjeux médicaux et sociaux, il est aussi au cœur d’enjeux économiques. Car les acteurs du projet espèrent bien un développement économique dans le secteur, grâce à la présence du centre de recherche. L’objectif à court terme? L’implantation d’une grappe d’entreprises sous la houlette du réseau Sol’Iage, qui regroupe déjà une trentaine d’entreprises tournées vers les technologies du mieux-vivre, destinées aux personnes âgées et à leurs aidants. Bref, chargées de travailler sur le bien-être des personnes âgées, en vue de maintenir, au maximum, leur autonomie.
Source : Le Parisien
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