L’Office vétérinaire fédérale (OVF) suisse estime qu’en 2010, 761 675 animaux ont été utilisés dans le cadre d’expérimentations, soit près de 8% de plusqu’en 2009 (ce qui représente 55 571 animaux), dévoile la Tribune de Genève.
Ces vivisections ont été pratiquées à plus de 70% sur des rongeurs ou de petits mammifères.
Il a été dévoilé que 74% des animaux utilisés lors des expérimentations en 2009 étaient des rongeurs ou des petits mammifères tels que des lapins, des cochons d’inde, des hamsters, des rats ou encore des souris.
Le reste était des oiseaux (volailles), des poissons, des animaux domestiques, des amphibiens et des primates.
Pour la première fois depuis 1993, quelques animaux ont été utilisés afin de tester des produits cosmétiques : 4 rongeurs ont en effet permis d’homologuer des crèmes, du maquillage, etc.
Les volailles, elles, ont permis aux chercheurs de statuer sur les conditions de détention des animaux dans le cadre d’une production industrielle intensive.
Sur les 55 571 animaux concernés par ses vivisections, les deux cinquièmes ont été utilisés dans l’industrie, les Hautes écoles ou les hôpitaux.
D’après l’OVF, les expérimentations ou les manipulations qui nécessitent de contraindre l’animalont baissé de 14%.
Par contrainte, les chercheurs entendent notemment par là des tests effectués qui peuvent conduire à la mort sans euthanasie préalable (maladies infectieuses, par exemple).
En Suisse, la Ligue suisse contre la vivisection se bat depuis 1883 contre les expérimentations animales. Elle s’attache à faire reconnaître qu’au-delà de considérations éthiques, la vivisection ne se justifie pas scientifiquement.
De son côté le français Claude Reiss, ancien directeur de recherches au CNRS et actuel président de l'association Andidote-Europe, s’engage à dire que les tests effectués sur les animaux n’apportent pas de preuves fiables de la toxicité des substances chimiques.
D’après l’association dans une lettre à l’Union européenne, les effets secondaires des médicaments auraient tués 197 000 citoyens européens en 2008. Preuve selon elle que l’utilisation d’animaux pour prédire les effets des médicaments sur l’homme est inefficace.
Source : Wamiz
Mercredi 13 Juillet 2011